LA LOUPE DE TNK : DÉCRYPTAGE DE LA RÉTROSPECTIVE CULTURELLE DU SAMEDI 06 JANVIER 2018

La loupe de TNK est toujours à l’affut des indices et des éléments non négligeables pour la compréhension des faits. Elle met l’accent cette fois-ci sur la Rétrospectiveculturelle qui a eu lieu hier samedi 06 janvier 2018 sur Canal 2 International. Les invités de cette émission sont des acteurs camerounais de la culture et le présentateur est également un artiste et musicien. Cette plateforme fait un récapitulatif des faits et des évènements culturels qui se sont déroulés en 2017 au Cameroun.

 

 

Il est question pour nous de revenir sur les sujets abordés par la Rétro mais aussi évoquer ceux dont elle n’a pas fait allusion. Nous pouvons dire que le flashback était effectif sur les événements et les faits marquants culturels de l’année 2017 au Cameroun. C’est un programme qui fait un retour en arrière des faits qui se sont produits mais ils sont toujours soumis à une analyse.

 

 

Des spectacles musicaux phares en 2017 qui ont réussi et ceux qui ont été mitigés. Cet aspect a soulevé en effet le rôle du promoteur culturel et son implication. Les invités Krotal, rappeur et producteur de musique et Dr Edimo, délégué régional du MINAC dans la région du littoral ont donné leur avis. Notamment sur le métier de promoteur culturel, ils ont invoqué les réalités de cette profession au Cameroun, ses avantages, ses inconvénients ; ses exigences, ses garanties et de sa professionnalisation. L’implication et la présence de l’équipe managériale d’un artiste ont été aussi à l’ordre du jour dans l’optique du développement de stratégie.Ensuite, la question de « buzz » non contrôlé est posée mais l’un des hôtes fait savoir que le pays ne doit pas rester en retrait et les artistes doivent proposer au public ce qui va avec lui.

L’année 2017 a été également marquée par la problématique de la gestion des droits d’auteur de l’art musical local. Ce secteur a connu des perturbations, des dysfonctionnements, des divisions et des discordances. La fusion de la Cameroon Music Corporation (CMC) et de la Société civile camerounaise de l’art musical (SOCAM) n’est pas appréciée par les acteurs de ce milieu vu qu’elles étaient déjà dissoutes.La SONACAM, un nouvel organisme de gestion collective voit le jour et est la seule à gérer les droits d’auteur. Elle a reçu au mois de décembre dernier son agrément valable pour une dizaine d’années.

Le présentateur et ses invités parlent de la musique vue d’aujourd’hui avec les jeunes artistes urbains qui portent son flambeau. Mais l’année 2017 est malheureusement marquée de tristesse. Des artistes et musiciens camerounais qui ont écrit les belles lettres de cette musique, sont passés de vie à trépas. Ils ont tiré leur révérence et cette situation a soulevé le problème de la gestion de carrière d’un artiste. Une triste réalité qui devrait être prise en compte afin de permettre aux artistes et autres acteurs de vivre de leur art.

La Rétro est revenu d’autres événements culturels hormis la musique : les festivals dédiés au Septième art en 2017 tels que les Écrans noirs à Yaoundé, les Trophées francophones du Cinéma, la nuit de la série africaine à Douala, le festival de cinéma dans les villes de Buea et bien d’autres. Des longs métrages qui ont fait la Une et qui ont connu le succès l’année dernière, La Patrie d’Abord ; A Man for Week-end  et bien d’autres.

Les festivals des arts (danses et musiques) patrimoniaux sont rappelés et découlent d’une volonté du Ministre des arts et de la culture. C’est le cas du festival des musiques et des danses patrimoniales, le Salon des arts patrimoniaux et de l’archéologie tous tenus à Yaoundé. Les festivals propres aux communautés, aux ethnies, aux traditions des villages et autres groupes culturels du Cameroun.

Nous avons quand même observé que le présentateur donnait la parole aux invités aguerris vu leur expérience dans ce domaine qu’est la culture. Il n’y avait aucun monopole de la parole, le principe de la rétroaction et de la communication anthropologique a été respecté.

 

 

Cependant, un rappel effectif et précis devait être fait sur les artistes urbains qui ont marqué musicalement et positivement l’année 2017. Pour nous, la Rétro devait revenir sur leurs victoires l’année dernière, les prix, les trophées et les récompenses glanées à m’échelle national et international. Quelques minutes auraient dues être accordées à la signature de Tenor par exemple au sein du label Universal Music. Des festivals dédiés aux graffitis, à la culture urbaine et aux danses de rue n’ont pas été faits à l’allusion. Cette plateforme devait mettre un accent salutaire sur la réussite des événements musicaux et donner quelques solutions pour l’avenir.  

 

 

 

 

 

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