ARMEL GABBANA FRAPPE FORT AVEC « MULEMA »

Le remix de la chanson « Mulema » est une symbiose géniale et une preuve du talent qu’incarne le jeune artiste Armel Gabbana qui a invité pour cette occasion le légendaire artiste-musicien Petit Pays alias Effatta.

Armel Gabbana a su tiré son épingle du jeu en collaborant de la plus belle des manières avec Petit Pays, l’homme à la discographie impressionnante et l’artiste le plus populaire au Cameroun voire l’un des plus grands en Afrique.

Les musiques urbaines du Cameroun sont une pente ascendante et cette chanson est la preuve que les artistes camerounais sont des génies et des talentueux. Armel se place en pole position pour se hisser au sommet des hits avec ce tube étincelant et la suite sera encore plus belle.

LA MUSIQUE : UN UNIVERS DE COULEURS ET DE MELANGE

La musique est un univers immense fait de couleurs et de mélange et c’est la création humaine qui est mis ici en évidence. Les œuvres musicales sont celles de l’esprit car l’auteur fait appel à son imagination et sa particularité fait sa différence par rapport aux autres artistes.

Au Cameroun, plusieurs genres musicaux locaux prévalent et ont chacun leur spécificité les identifiant les uns des autres. Je reviens sur le Bikutsi qui est un genre unique en son genre depuis la nuit des temps et ce sont ses caractéristiques soit disant basés « en dessous de la ceinture » qui attirent le public et les mélomanes. Des blogueurs et des artistes ont tiré sur le Bikutsi en le stigmatisant comme le reflet des bêtises au point ces mêmes personnes comparent le rap à ce rythme du centre et sud Cameroun comme des vecteurs des âneries.

Ils oublient que la musique est faite de coloration et de mélange au niveau des styles, du rythme, des paroles, de la sonorité et surtout du caractère propre à chaque artiste. Ces artistes et ces blogueurs qui tirent passent le temps à émettre des critiques non constructives sont les premiers à chanter et danser sur ces « soit disant musiques de bêtises ».

L’utilisation des figures de style et autres expressions est important pour les paroles des chansons puisque l’artiste doit faire preuve d’imagination en employant des termes familiers non vulgaires et courants afin de se faire aimer et de se faire comprendre. La musique est tellement diverse au point où il existe une multitude de messages soient à caractère social, ludique, engagé, sensuel, festif et religieux.

La musique en général et les mélodies camerounaises en particulier connaissent un changement sans oublier les exigences économiques et les goûts des fans et du public. C’est la raison pour laquelle un respect doit être fait aux artistes urbains actuels tels que teddy Doherty, Inna Money, Dareal, Jovi pour qui j’ai beaucoup de respect, Coolkid, Nernos, Kaw-Z et bien d’autres. Ils font preuve d’imagination en matière de technique d’écriture et de l’utilisation de l’argot propre à la jeunesse.

WHATSAPP : VITRINE DE PROMO DE LA MUSIQUE MADE IN CAMEROON

Whatsapp est devenu au même titre que Facebook et les autres réseaux sociaux, le lieu par excellence de la promotion des diverses activités et de la musique y compris. Cette popularité de Whatsapp fait de ce réseau social celui qui donne la possibilité aux individus de pouvoir mettre sur pied des plates-formes d’échange, de partage et de débat.

Les internautes et les abonnés de Whatsapp créent des groupes pour se familiariser davantage et mettre en lumière leurs activités. C’est la même chose pour l’art musical puisque des artistes, des promoteurs, des mélomanes et des fans échangent au sein des groupes de promotion musicale sur Whatsapp. L’actualité des artistes est connue de tous, la sortie de leur single ou opus est dévoilée et des informations sont faites sur les concerts et autres événements culturels à venir.

DAPHNE DANSE AU RYTHME DU BEND SKIN AVEC LES FEATURIST SUR LE TITRE « ALLEZ »

Daphne vient encore de frapper fort avec la sortie du clip « Allez » dont la chanson est issue de son album Here to Stay et la diva collabore pour cette occasion avec le groupe de folklore et des musiques urbaines Les Featurist.

La chanson est faite de rythme Bend Skin originaire de la région de l’ouest Cameroun et les Featurist accompagnent de façon remarquable la diva Daphne dans cette cadence folklorique des hauts plateaux. Elle ajoute à cette chanson sa douceur, sa finesse et sa féminité voire son sexisme et ces qualités rendent le clip encore plus captivant dans l’ambiance.

ZOO : UNE PREMIÈRE POUR UN FILM HIP HOP MADE IN CAMEROON AVEC FRANKO

C’est une première pour le Hip Hop camerounais, le film « Zoo » sera bientot dans les salles et sur les petits écrans. C’est un film Hip Hop dont la marque déposée est camerounaise. Nous retrouvons dans ce film des rappeurs du 237 tels que Killa Mel, Franko, Les Clés Son Of God  et Sir Nostra. C’est le Cameroun qui gagne une fois de plus et l’honneur revient à ces vaillants soldats de la rime. Franko est l’un des grands centres d’intérêt de ce film et il va retenir une fois de plus l’attention du public et susciter de nouveau l’admiration des fans.

MEL.B AKWEN PRÉSENTE SON NOUVEAU TRÉSOR « NDELE »

La chanteuse camerounaise Mel,B Akwen a sorti cette année au mois d’avril la chanson « Ndele » qui signifie l’amour dans sa langue propre à la diva et à son univers. Pour elle, l’amour a une force inimaginable et c’est une arme puissante connue de tous. Cette chanson est à la fois une berceuse et un hymne à l’amour véritable accompagnée des traditions et un rythme propre à l’Afrique et au Cameroun et plus précisément sa région du Sud-ouest. Mel,B Akwen prouve une fois de plus qu’elle est une perle douce et une figure ascendante de la chanson de part sa voix comme les autres chanteuses originaires de cette partie du pays.

LES MUSIQUES URBAINES : CULTURE POPULAIRE ET EXPRESSION DES QUALITES HUMAINES ET ATTACHEMENT A LA CULTURE BANTOU

Je me pose plusieurs questions parmi lesquelles pourquoi dit-on les musiques urbaines et non la musique urbaine ?Quelle définition pouvons-nous apporter à ce concept que sont les musiques urbaines ? D’où tirent-elles ses origines ? Nous allons aussi mettre l’accent sur sa particularité dans un contexte culturel camerounais riche en valeur et diversifié.

Origines
Le terme des musiques urbaines est utilisé dans l’industrie du disque aux Etats-Unis et englobe la musique populaire afro-américaine. Ce terme voit le jour dans les années à partir des années 1980 du moment où les musiques noires américaines sont jouées pour un début dans les radios dans le but de plaire et toucher un large public, en particulier le public blanc. Il regroupe des genres musicaux tels que la soul, le R&B, l’acid jazz, le rap et la pop mais le mouvement urbain s’est répandu comme une trainée de poudre à travers le monde. Le Hip Hop est joué partout en Afrique et les artistes urbains de ce continent associent à ce mouvement urbain des sonorités et des rythmes bantous.
Nous comprenons dès lors que les musiques urbaines englobent plusieurs autres genres musicaux et ne peuvent pas s’appeler musique urbaine car ce champ est riche de mélodies afro-américaines, européennes et africaines. Nous nous posons ainsi la question de savoir comment appréhender ce phénomène des musiques urbaines qui sont devenus un événement planétaire et universel. Cette tentative de définition va nous permettre d’éclaircir et d’élucider des points d’ombre.

Musiques urbaines : une tentative de définition et d’explication
Les musiques urbaines sont prises dans son ensemble et peuvent se définir comme le mélange de plusieurs genres musicaux populaires et contemporains qui touchent un large public, qui sont jouées lors des concerts et l’apprentissage de ces musiques urbaines se fait habituellement et de façon verbale. Elles sont pensées comme des musiques métissées et de fusion et prennent place dans une bulle urbaine (la cité, la rue, les périphéries ou encore les quartiers etc.).
Les musiques urbaines se diffusent sur un large nombre de personne et sont jouées dans les médias de masse à longueur de journée. Elles sont jouées lors de diverses occasions et événements devant des téléspectateurs. Plusieurs jeunes artistes urbains du monde miment des textes ou des couplets de leurs idoles au coin des rues de leurs quartiers ou des villes soit dans le Bronx à New York ou encore dans certains recoins de Deido à Douala.

Musiques urbaines : culture populaire et phénomène planétaire

Les musiques urbaines ont favorisé l’apparition et la vulgarité des labels musicaux communautaires qui ont ainsi pris de l’ampleur en Afrique et au Cameroun d’où nous assistons à une rapide progression et une forte médiatisation de ces musiques urbaines. Elles sont devenues un phénomène mondial voire universel et elles sont célébrées lors des événements culturels et les concerts. Elles font l’objet de plusieurs réflexions lors des débats et sur des différentes plates-formes. Elles sont écoutées dans tous les coins et recoins du monde en général et au Cameroun en particulier. Les musiques urbaines sont pratiquées par des jeunes et des doyens expérimentés en Europe, en Asie et dans les coins reculés et populaires des nations africaines.

Expression et attachement aux rythmes bantous d’Afrique et du Cameroun

Nous avions dit précédemment que le mouvement socio-culturel qu’est le Hip Hop s’est répandu progressivement à travers le monde comme une épidémie. Le Cameroun quant à lui n’est pas resté indemne puisque ce mouvement urbain arrive dans les années 80 et les artistes urbains associent à leur art des sonorités traditionnelles.
Au Sénégal, des artistes rappent aussi en langue vernaculaire comme le Wolof et c’est le cas de Dugee Tee ou encore Didier Awadi. En Afrique de l’est, c’est l’utilisation de la langue Swahili dans le Hip Hop ou encore le Yoruba, l’Haoussa, le Zoulou ou l’arabe.
Le Cameroun est aussi le lieu par excellence de l’utilisation de ces référents culturels et des rythmes traditionnels. Il compte plus de deux cents groupes ethniques et cela se présente comme un atout puisque des artistes urbains rappent et chantent également en duala, ewondo, bassa, bamiléké, haoussa et le fulfulde pour ne citer que ceux-là. Des artistes et des groupes comme Stanley Enow, Jovi, Dynastie Le tigre, X Maleya, Locko, Charlotte Dipanda, Mister leo, Salatiel, Mink’s et bien d’autres font la fierté des musiques urbaines du Cameroun. Mais nous n’oublierons pas les ténors comme Krotal, Big B-ZY, Tony Nobody et bien d’autres qui marquent également de leur empreinte ces musiques urbaines.

L’utilisation des tam-tams, des tambours, des xylophones et autres instruments traditionnels est une particularité et un patrimoine énorme pour l’identité afin qu’un camerounais puisse se reconnaitre et s’identifier à ces rythmes de chez lui. Tout ceci est la preuve que la modernité a toujours besoin des valeurs traditionnelles afin de pouvoir avancer et de se hisser au sommet.

MUSIQUE ET CELEBRITES : COMMENT REBONDIR APRES LE SUCCES?

Depuis la nuit des temps, des artistes et des musiciens au talent irréprochable et hors du commun ont des tubes à succès qui les ont hissé au sommet des hits parades. Ils connaissent le succès et sont sollicités sur toutes les scènes, les plateformes et les plateaux des émissions à travers le monde.

Ce phénomène est universelle et des grands artistes disent toujours que ce n’est pas si aisé de pouvoir revenir si facilement conquérir de nouveau le public après une grande victoire. Le rappeur Jay-Z fait savoir au producteur de Justin Timberlake, Timbaland que ce n’est facile de connaitre une fois de plus le succès car il y a toujours des moments de relâchement.

Le rappeur Fat Joe a connu la mème situation lorsqu’il a cartonné une fois de plus avec la chanson « Lean Back » et il fallait qu’il refasse une come back remarquable sur scène. Il a voyagé à travers le Canada pour découvrir les chansons de l’heure et c’est ainsi qu’il a sorti une chanson exceptionnelle  » On the way up » en collaboration avec une rappeuse nord américaine.

Au Cameroun, plusieurs artistes comme Stanley Enow, Franko et bien d’autres ont sorti des chansons à succès au point de faire des scènes partout en Afrique et dans le reste du monde. Le succès frappe à leur porte et les conduit au sommet des hits parades mais le plus dure reste à venir et faut trouver le juste milieu pour devenir une légende vivante.

STANLEY ENOW : LE RAPPEUR AU SOMMET DES HITS D’UNE FRENCH TOUR EXCEPTIONNELLE ET D’UNE RECONNAISSANCE MONDIALE

Le rappeur camerounais a connu ces dernières semaines une multitude d’événements qui vont le marquer positivement à tout jamais. Après un passage à l’émission « Chez Koppo » sur RSI (Radio Sport Info), Stanley s’est rendu au Maroc pour un concert dans le Maghreb et c’est ainsi qu’il se familiarise avec un MC marocain.

Il quitte le Maroc et se rend en France pour le début d’une « French Tour » qui restera gravé dans nos mémoires. Stanley Enow est invité sur le plateau d’une émission sur Africa 24 et le « bayangue boy » parle de ses débuts dans le Hip Hop jusqu’à la sortie de son premier opus. Le rappeur Stanley prend part au concert du grand légendaire Petit Pays au Trianon et c’est la diaspora camerounaise qui vibre de joie.

Stanley Enow est accompagné de son manager Didier Kouamo et les deux se rendent à RFI (Radio France Internationale). Le mouvement urbain camerounais est une fois de plus à l’honneur et Stanley prend part à deux émissions dont « Couleurs tropicales » du célèbre animateur Claudy Siar. « Hein Père » et les autres tubes à succès de son album sont joués et dansés lors de ces émissions. Des photos sont prises en guise de souvenirs inoubliables entre l’artiste et toute l’équipe de réalisation de « Couleurs Tropicales ». L’émotion est forte et l’artiste se lâche lors des freestyles et cela fait le bonheur des auditeurs africains.

Il revient au Cameroun pour le concert Guinness de Wizkid et invite sur scène le rappeur marocain avec qui il s’est noué des liens lors de son séjour au Maroc. Ce dernier déchire  avec le micro les rimes percutantes et le public de Douala ne peut que crier de bonheur. Des moments magiques comme ceux ci ne se vivent pas tous les jours et Stanley Enow montre que rien n’est impossible.